Andalousie 2012

Samedi 10 mars

Notre dernière journée s'est déroulée dans la ville de Malaga. Port et cité touristique de premier plan, elle est le symbole du miracle économique espagnol des années 70. Aujourd'hui, c'est la porte d'entrée de la Costa del Sol. Culturellement, ce samedi n'a pas été aussi chargé que les jours précédents... Nous nous sommes rendus à la cathédrale pour en faire le tour. Cet édifice est d'un style très éclectique, mi-renaissance, mi-baroque. Surprenante par ses proportions, l'église est massive, sans grâce et inachevée... L'intérieur est sur la même ligne: le baroque espagnol est un art démonstratif et militant dans un pays qui au XVIIe siècle faisait de la pureté religieuse un enjeu politique majeur.

Avant de reprendre l'avion pour Paris, il fallait bien profiter une dernière fois du soleil espagnol. Certains sont allés à la plage, alors que d'autres ont préféré flaner dans les rues et dans les magasins. Une dernière tapa, quelques minutes de bus et nous étions à l'aéroport. Le vol s'est passé sans encombre, mais nous avons troqué le soleil andalou contre la pluie et les nuages parisiens.

Au terme de ce voyage, les professeurs tiennent à remercier les élèves de leur sérieux et du respect des règles qu'ils ont toujours convenablement suivies. Nous avons été très satisfaits de cette semaine et espérons vivement avoir réussi à donner envie à nos élèves de revenir à Séville. Cette fois, peut-être, y verront-ils un barbier ?

Retour

Comme annoncé, notre retour est prévu ce soir au terminal 2D de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Nous décollons de Malaga à 17h10 et nous devons arriver à Paris à 19h50.

A ce soir !

Vendredi 9 mars

Notre dernière « vraie » journée en Andalousie a encore été placée sous le signe du soleil et de la douceur. Nous aurons été vraiment gâtés par le climat qui nous aura permis de découvrir les merveilles de la région dans les meilleures conditions possibles.

Nous nous sommes aujourd’hui concentrés sur la capitale de la région, la très dynamique ville de Séville. Avec plus de 700 000 habitants, c’est la plus grosse agglomération du sud de l’Espagne et une cité estudiantine importante. A ce jour, la manufacture des tabacs qui autrefois accueillait les consœurs de Carmen, est devenue le siège d’une université renommée.

Nous avons laissé nos élèves à la découverte des différents quartiers de Séville avant de les retrouver en tout début d’après-midi devant le monument phare du centre historique : la cathédrale et sa fameuse Giralda, l’ancien minaret devenu campanile avec l’arrivée des catholiques. L’ascension de la tour nous a permis de découvrir la ville sous un autre point de vue, et de constater son importance et ce qu’a pu représenter le Guadalquivir pour son développement. Car, la capitale andalouse a été jusqu’en 1717 un port très important qui bénéficiait du monopole du commerce avec le Nouveau Monde espagnol. Tout l’or arrivé par le fleuve a été utilisé pour développer de somptueux palais baroques et enrichir les multiples églises et couvents de trésors d’orfèvrerie. La visite de la cathédrale, malheureusement défigurée par des travaux a été l’occasion d’évoquer la figure de Christophe Colomb et l’âge d’or de la puissance sévillane.

Une fois ce haut lieu de l’histoire visité, nous nous sommes rendus, non sans avoir préalablement fait une halte chez les glaciers bordant l’édifice, au Reales Alcazar. Ce palais commencé par les Almohades est aujourd’hui encore une résidence royale. Alliant fraicheur des patios et fastes d’un palais , l’Alcazar est aussi connu pour ses magnifiques jardins dont la découverte a clos notre espacade à Séville. Il nous fallait déjà rentrer pour fermer nos valises et préparer notre retour en France.

Jeudi 8 mars

Ce matin, nous avons quitté Cordoue pour une autre perle de l’Andalousie, la cité de Grenade qui nous a accueillis vers 11 heures sous un soleil resplendissant. Les montagnes toutes proches étaient encore largement enneigées. Le point de vue était splendide !

Sur le papier, notre programme était léger, seule l’Alhambra y était inscrite. Mais que de richesses en si peu d’espace et que de beautés ! Qui n’a pas vu cette merveille ne peut comprendre pourquoi un roi versa des larmes pour elle ! En effet, la légende dit que le dernier roi de Grenade pleura la perte de son palais après la victoire des Rois Catholiques. Accrochée à un piton rocheux, la citadelle de Grenade déploie ses trésors dans un cadre époustouflant. Les plus belles salles ont été construites par la dynastie Nasride qui, la dernière, contrôla la ville. Ici, aucune perspective, aucune enfilade majestueuse, au contraire ! Tout est surprise et découverte. Des couloirs coudés ouvrent sur des salles magnifiques et des cours ombragées se succèdent au rythme du bruissement de l’eau des bassins. La perle de cet ensemble est sans conteste la Cour des Lions, véritable chef-d’œuvre d’harmonie et de beauté.

Le groupe devant l’AlhambraLe palais du PartalMais l’Alhambra ne peut se résumer à ses monuments : des jardins extraordinaires sont dissimulés derrière les murailles de la forteresse. Pensons au célèbre palais du Partal mais surtout à la résidence d’été des Nasrides, le Generalife. Un labyrinthe de cyprès et de fontaines accueille un visiteur avide de fraicheur et d’ombre. Il nous a fallu 4 heures pour commencer à prendre conscience de la richesse des palais et de la civilisation d’Al-Andalus, et le sujet n’a été qu’effleuré !

Pour terminer la journée, nous nous sommes rendus dans le centre de Grenade pour découvrir l’ancienne médina et la majestueuse et très imposante cathédrale ; celle-ci abrite le tombeau des Rois Catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, unificateurs de l’Espagne, et vainqueurs des derniers Maures. De là, nos élèves ont pu flâner dans Grenade durant quelques minutes pour s’imprégner de l’ambiance de la ville avant de regagner Cordoue, pour obtenir un repos bien mérité.

 

Mercredi 7 mars

Porte du Pardon, Mosquée Cathédrale de CordoueAujourd’hui, nous avons eu une excellente journée, tant culturelle qu’ensoleillée. Le rendez-vous, fixé à 9 heures, nous a permis de nous reposer après les fatigues relatives du voyage. Nous avons commencé notre parcours par la sublime mosquée-cathédrale de Cordoue. Afin de bien préparer notre visite, Mme Hugot a présenté quelques éléments d’histoire musulmane. Ces préalables posés, notre découverte du lieu pouvait commencer sous les meilleurs auspices.

L’entrée dans la mosquée a été un grand moment d’émerveillement : une véritable forêt de colonnes de marbre surmontées d’arcs Le groupe de Mme Haïda lors de la visite de la tour de la Calahorraen fer à cheval bicolores. Une splendeur absolue qui a été, il faut bien l’avouer, dénaturée par la construction d’une cathédrale au XVIe siècle. Marquée par l’influence syrienne, la mosquée de Cordoue est la deuxième plus grande du monde après celle de La Mecque, mais son modèle vient directement de Damas, comme le prouvent d’abord les multiples mosaïques d’inspiration byzantine ainsi que l’orientation si originale du Mihrâb. Le centre du bâtiment est occupé par un édifice totalement différent : une église hésitant entre renaissance et baroque. Rien de subtil ici, tout est affirmatif et démonstratif, les références architecturales et artistiques développées sont communes de l’art de la Contre Réforme. Charles Quint n’avait pas tort quand il déclara aux chanoines de Cordoue « vous avez détruit ce qui était unique pour faire ce qu’on voit partout ! »

Après une pause bien méritée, nous nous sommes rendus à la tour de la Calahorra. Un petit musée, un peu antique, nous a raconté en quelques commentaires, parfois un peu lyriques et dessués, la vie dans Al-Andalus. D’Averroès à Alphonse X le Sage, nous avons fait un parcours philosophique stimulant dans l’histoire intellectuelle de l’Espagne : de quoi nourrir de citations un futur devoir de philo ! 

 

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