Florence/Rome 2015

Jeudi 29 janvier

Il faut savoir rentrer, même si nous étions nombreux à espérer que le séjour puisse se prolonger encore un peu. Les valises faites, nous avons pu gagner le centre de Rome pour finir notre circuit de visite. Nous avons commencé par la place d’Espagne. Las ! L’église de la Trinité des Monts qui la domine était en restauration et recouverte d’une immense publicité pour une marque de bijoux italiens. La mise en scène baroque de la scalinata y a perdu, mais le souvenir d’Audrey Hepburn dans Vacances romaines n’en a pas pour autant été effacé !L’intérieur de l’église San Ignazio

Deuxième déception, la fontaine de Trévi est aussi couverte d’échafaudages. Cette fois, personne n’a eu de velléité de se transformer en Anita Eckberg pour aller attendre son Marcello dans le bassin. Pas moyen non plus de jeter la pièce traditionnelle, seuls quelques superstitieux invétérés n’ont pu s’empêcher de lancer leur pièce en tournant le dos à la fontaine. Espérons que même recouverte, nous puissions tous retourner à Rome un jour !

Notre groupe devant l’elefantino du Bernin, piazza della MinervaNotre groupe s’est ensuite dirigé vers l’église San Ignazio. Sise sur une petite place en forme de théâtre, le bâtiment est connu pour les merveilleux trompe-l’œil du père Pozzo. L’émerveillement était au rendez-vous surtout devant celui de la coupole. Puis nous avons gagné le Panthéon. Beaucoup l’avait déjà vu mardi soir mais nous avons pu en faire une visite plus approfondie. La voûte antique et son oculus ont retenu l’attention de nos visiteurs de même que la tombe de Raphaël.

Enfin, il nous fallait finir notre achever notre séjour par les ultimes Michel-Ange facilement accessible. Dans l’église de la Minerve, on trouve une statue du Christ rédempteur. Alors que nous contemplions cette très belle œuvre, l’organiste a commencé à jouer une toccata de Bach. L’effet était saisissant et la musique s’accordait parfaitement à la puissance qui se dégageait de la statue. Nous avons quitté la Minerve quand ce concert impromptu s’est tu pour aller voir le palais Farnèse. Commencé par Antonio da Sangallo le Jeune pour le cardinal Alexandre Farnèse, la résidence est achevée par Michel-Ange pour le même, devenu le pape Paul III. L’architecte florentin a su créer une dynamique verticale très prononcée par l’adjonction de la loggia au centre du piano nobile. La corniche, très imposante, semble étendre sa protection sur le quartier voisin. Aujourd’hui siège de l’ambassade de France et de l’École française de Rome, cet extraordinaire palais est loué par notre pays pour un euro symbolique.Le palais Farnèse, dernière œuvre de Michel-Ange de notre séjour

L’heure du repas arrivait et nous nous sommes séparés place Navone après avoir rendu visite à Pasquino, une des célèbres statues parlantes de Rome. La place était presque vide ce qui nous a permis de goûter pleinement la beauté des fontaines du Bernin et de l’église Sant’ Agnese in Agona de Borromini. L’après-midi a été pour nos élèves l’occasion de visiter la ville par eux-mêmes de faire leurs dernières courses pour trouver un souvenir, manger une ultime glace ou essayer une spécialité romaine (la pizza bianca farcie pour quelques-uns m’a-t-on dit…) En montant dans le bus pour gagner l’aéroport, une pluie glaciale battait la ville. La preuve que Rome regrettait aussi notre départ ?

Aujourd’hui, nous sommes tous rentrés dans nos foyers. Les organisateurs du voyage tiennent à remercier tous les participants pour leur gentillesse, leur bonne humeur permanente et espèrent qu’ils garderont de ces quelques jours passés ensemble le meilleur souvenir possible et qu’ils reviendront vite dans ces deux magnifiques cités.

Retour à Paris

Notre retour à Paris est attendu ce soir par le vol EZY4250 en provenance de Rome Fiumicino qui partira à 20h25 et arrivera à Paris Orly Terminal Sud à 22h25.

Mercredi 28 janvier

C’est toujours sous un soleil radieux que cette journée s’est déroulée. Nous nous sommes aujourd’hui consacrés à la visite du Vatican. Si nous n’avons pas vu le pape, les gardes suisses, les hordes de touristes et les très nombreux chefs-d’œuvre étaient, eux, au rendez-vous.

L'abside de la Basilique Saint Pierre de RomeNotre première étape a été pour la pinacothèque vaticane. Les œuvres médiévales ont été vite vues et n’ont constitué qu’une sorte de mise en bouche. Ce qui a davantage retenu notre attention c'est la deuxième partie du parcours. La Transfiguration, la Madone de Foligno et l’Assomption de la Vierge ont suscité beaucoup de commentaires et parfois une certaine admiration, de même que la Mise au tombeau du Caravage et les quelques Poussin de la collection.

Cependant, il était alors nécessaire d’entrer dans le vif du sujet, de partir explorer les Stanze et surtout la chapelle Sixtine. Le long chemin entre l’entrée des musées et la chapelle permet de passer dans la galerie des tapisseries mais surtout devant les superbes cartes de la péninsule réalisées au XVIIe siècle. Après quelques autres détours, nous sommes enfin parvenus à la deuxième étape significative de notre journée : les Stanze. Réalisées par Raphaël sous le pontificat de Jules II, elles sont des bijoux majeurs de la peinture. L’artiste a mis toute sa finesse et sa grâce pour réaliser des scènes où la vigueur de la représentation n’a rien à envier à la puissance symbolique et théologique.Comment résister au plaisir d'une pizza du Pizzarium ?

Encore quelques couloirs et nous arrivons, enfin, à la Sixtine. Le cri unanime que nos élèves ont poussé souligne l’émotion qu’ils ont ressentie. Si nous ne déplorons aujourd’hui aucun syndrome de Stendhal, beaucoup sont sortis profondément émus par cette visite. Mais comment ne pas l’être? La force expressive du travail de Michel-Ange nous touche profondément car plus que l’histoire de la Bible, c’est l’Homme qui est le centre de la chapelle. De la voûte au Jugement dernier, le lieu est scruté en détail et pour certains, avec un plaisir non dissimulé.

Le dôme de la Basilique Saint Pierre de RomeAprès cette roborative matinée artistique, est arrivée l’heure des nourritures terrestres. Le groupe s’est alors scindé entre ceux qui voulaient profiter du beau temps place Saint Pierre et ceux qui voulaient explorer le quartier et ses nombreuses trattorias. Quelques heureux élus ont même eu le bonheur de découvrir l’échoppe du maestro Gabriele Bonci, le Michel-Ange et maître incontesté de la pizza a taglio. Il faut savoir reprendre des forces !

L’après-midi a été consacré à la visite de la basilique Saint-Pierre. Après environ deux heures de queue, nous avons pu pénétrer dans la basilique et voir les merveilles qu’elle renferme. D’abord la Pietà, œuvre de jeunesse du génial toscan, que beaucoup d’élèves réclamaient déjà depuis longtemps. Leur souhait a été pleinement satisfait et ils ont été comblés par la beauté triste et apaisée de la Vierge.  La visite du lieu a été rendu difficile par la célébration qui s’y déroulait mais nous avons tout de même pu voir la coupole et les majestueuses statues de la croisée du transept. Lorsque Le Bernin remplacera Michel-Ange au programme du baccalauréat Histoire des Arts, il nous faudra revenir pour les étudier en détail !

Il n’était que temps de revenir à l’hôtel ! Après un dernier passage devant le Château Saint-Ange, nous prenons la direction du métro pour rentrer et préparer nos bagages afin d’être prêts plus vite demain matin à affronter notre dernière journée romaine avant de revenir en France !

Mardi 27 janvier

La Basilique Sainte Marie MajeureLe soleil romain a été de la partie et nous avons pu passer une formidable journée baignés dans sa douce lumière. Celle-ci a débuté par la visite de la basilique Santa Maria Maggiore. Ce grandiose édifice est un mélange, très courant à Rome, entre une structure antique, des mosaïques médiévales de toute beauté, des ajouts renaissance et enfin une façade baroque. L’ampleur du site et la grâce des images a fortement fasciné notre groupe qui n’a cessé de s’interroger sur le sens des représentations, mais aussi sur des questions beaucoup plus pratiques et très pertinentes comme la durée des travaux, les conditions de vie des ouvriers et finalement le sens profond de leur engagement au service de l’Église.Le groupe sur la place du CapitoleL’étape suivante a été l’église Santa Prassede. L’arc triomphal et l’abside sont couverts de mosaïques dans un extraordinaire état de conservation. Le nimbe carré du pape Pascal Ier a été remarqué tout comme le phénix qui domine la scène. Les horaires étant très contraints, nous avons pressé le pas pour gagner le bas de la via Cavour afin d’aller voir le tombeau de Jules II et le sculptural Moïse de Michel-Ange. Commencé au début du pontificat du pape Della Rovere, le sépulcre n’est achevé qu’une cinquantaine d’années plus tard après avoir changé de forme. Prévu circulaire, il devient dès 1513 un tombeau adossé et le nombre de statues est revu à la baisse. Il n’en reste pas moins que le résultat final impressionne par la force qui se dégage des personnages, Moïse semble prêt à se lever pour brandir les Tables de la Loi. Après ce premier émerveillement, il ne fallait pas s’arrêter en si bon chemin et nous avons déjeuné autour du Colisée.Le PanthéonL’amphithéâtre Flavien est incontournable dans les circuits d’excursions, mais l’émotion que beaucoup de nos élèves ont ressenti justifie pleinement qu’on s’y arrête. C’est ce que nous avons fait après une pause bien méritée. Cette visite était le point de départ d’un périple autour de la Rome antique. Nous avons traversé les forums puis nous sommes montés rapidement au Capitole. La place entièrement refaite par Michel-Ange a été commanditée par Paul III. Le palais sénatorial et celui des conservateurs donnent au lieu une grande majesté renforcée par la statue équestre de Marc-Aurèle. L’harmonie et la régularité profonde de cet endroit sont un cadre magnifique pour envisager le paysage environnant. Le forum romain et le Palatin baignaient dans une superbe lumière de fin d’après-midi.

L’heure avançant, nos élèves commençaient à fatiguer. Plutôt que de rallonger le chemin, nous sommes partis vers le Ghetto en faisant halte devant le théâtre de Marcellus, le portique d’Octavie et la ravissante fontaine des Tortues. Enfin, ultime pause de cette journée, le Panthéon qui nous a fournit le point de rendez-vous pour un temps libre attendu. Mais comment résister à la tentation, même en plein hiver d’une glace San Crispino et/ou Giolitti ? Les deux meilleurs glaciers de Rome ont connu une fréquentation en forte hausse aujourd’hui. Doit-on dire que les élèves n’ont pas été les seuls ?

Lundi 26 janvier

La Nuit. Un des chefs-d'oeuvre de Michel-AngeL’adaptation est une qualité qu’il faut cultiver quand on vient en Italie. Le programme fixé était clair… 9h visite des chapelles Médicis, 11h visite de l’église San Lorenzo, l’après midi, visite de l’église du Santo Spirito. Eh bien ! Rien n’a été fait comme convenu… Un doux mot d’accueil nous disait qu’une réunion syndicale empêchait l’ouverture du site à 8h30… à 11h, une cérémonie se déroulait dans l’église San Lorenzo et celle de Santo Spirito était fermée…Piazza della Signoria. Nous sommes gâtés par le soleil !Mais l’impossible n’est pas Français et en l’occurrence n’est pas Julien… À 10h, notre groupe entrait, enfin, dans la chapelle des princes. L’impressionnante nécropole des grands-ducs de Toscane est entièrement revêtue de marbre de couleur. Les pietre dure sont une spécialité de la région et le gouvernement en a fait un produit d’exportation de très grand luxe. Seulement, l’objet de notre visite nous attirait irrésistiblement vers la nouvelle sacristie, un autre des chefs-d’œuvre de Michel-Ange. Les deux tombeaux de Julien et de Laurent de Médicis ont intrigué le groupe par leur symbolique complexe, beaucoup ont cependant été saisis par la somptueuse beauté de l’architecture.La nef de l'église San LorenzoLa longue pause rendue nécessaire par la fermeture de l’église Santo Spirito a permis aux groupes de se constituer et de profiter des plaisirs de la ville. Certains ont tenté la visite du couvent San Marco, en vain, d’autres ont eu plus de chance en visitant la cathédrale, le baptistère et quelques courageux ont même gravi les nombreuses marches du campanile de Giotto.

À 15h, nous nous sommes retrouvés pour l’ultime visite florentine à San Lorenzo. L’église paroissiale des Médicis a été rénovée par Brunelleschi et constitue une des merveilles de la première Renaissance. L’alternance de couleur et le jeu sur la pietra serena donne à l’édifice beaucoup de grandeur et de majesté. Cela permettait aussi de mettre en perspective le travail de Michel-Ange en regardant en détail le modèle de Brunelleschi et les œuvres de Donatello. Seulement à 16h, le bus était là et nous partions pour Rome. Nous sommes arrivés dans la Ville éternelle vers 20h. Après une rapide installation dans les chambres et un repas bien mérité, nous avons pu gagner nos chambres afin de nous reposer et reprendre des forces pour la longue journée de demain !

Samedi16DécembreSemaine 50 | AliceYDernier croissant

Please update your Flash Player to view content.